Finance Technique & Trend

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mercredi 22 octobre 2008

Les risques liés à la réduction obligatoire des délais de paiement

La loi du 4 août 2008, dite Loi de Modernisation Economique (LME) impose des délais maximum de paiement: 45 jours fin de mois ou 60 jours date de facture.

Les professionnels du bâtiment se trouvent devant une situation difficile: les industriels ont refusé de négocier un accord dérogatoire et les banques, en pleine crise économique refusent de financer l'accroissement de BFR, pourtant imposée de fait par la loi. Ils demandent un moratoire à la réduction des délais de paiement (Les Echos 3 octobre 2008).

D'autres risques existent dans d'autres secteurs:

  • Les entreprises qui ont recours au factoring devront trouver un nouveau moyen de financer leur BFR
  • Les entreprises qui achètent en France et exportent dans des pays où les délais de paiement sont traditionnellement longs (Espagne, Italie) devront faire face à une augmentation de leurs besoins en financement.
  • Les entreprises dont les clients auront obtenu un accord dérogatoire mais qui ne feront pas partie de la même branche, se verront imposer des délais de règlement longs alors qu'ils devront régler leurs fournisseurs dans la limite imposée par la loi.
  • Comment les entreprises qui doivent faire face à une concurrence étrangère pourront-elles effectivement être concurrentielles avec des entreprises qui pourront négocier librement les délais de paiement?
  • Un bon moyen de payer au delà des délais imposés est tout simplement de trouver une bonne raison: les litiges risquent d'augmenter.

Que faire devant ce changement important dans la gestion des règlements?

1. Rester en veille sur le sujet

2. Envisager d'automatiser ses relances clients afin de minimiser le temps consacré à la gestion des litiges.

3. Rester attentif aux causes de blocage des règlements clients qui peuvent se produire tout au long de la chaîne commandes - règlements: service commercial, production, exploitation, service administration des ventes, service comptabilité.

lundi 20 octobre 2008

Gestion des frais de déplacements

American Express et A.T. Kearney ont publié une étude complète sur la gestion des frais professionnels. La gestion des frais de déplacement est forte consommatrice de temps et de ressources. Selon cette étude, mettre en place des bonnes pratiques permet de réduire les coûts indirects de 47% à 87%. Parmi ces bonnes pratiques:

• Des règles mondiales, éventuellement adaptées à des contextes locaux.

• Des fournisseurs communs avec lesquels les prix ont été négociés.

• Des réservations faites en ligne directement par l'utilisateur.

• Pas de pré-approbation (sauf en cas de pays à risques, de surclassement...)

• Pas d'avance de trésorerie

• Possibilité de retirer de l'argent grâce à une carte.

• Toutes les dépenses sont faites avec des cartes d'entreprise

• Les notes de frais sont pré-remplies automatiquement grâce aux cartes d'entreprise

• Le système automatisé intègre des paramètres internes tels que niveau d'autorisation, approbation hiérarchique...

• Les justificatifs sont scannés et rapprochés des dépenses

• La comptabilisation des notes de frais se fait automatiquement

• Des audits sont effectués sur 20% des dépenses et 100% des dépenses des personnes connues pour poser problème.

• Le remboursement est automatiquement effectué.

Pour plus de détails sur ces bonnes pratiques et comment les mettre en place, téléchargez l'étude complète sur le site d'American Express dans la rubrique News and ideas.

vendredi 28 mars 2008

Suite à l’introduction du virement Sepa votre banquier a-t-il modifié son offre ?

Depuis le 28 janvier 2008, date de lancement du virement SEPA, des dizaines de milliers de virements SEPA sont émis et reçus chaque jour. L’Etat et les organismes sociaux émettent à eux seuls 45% des virements SEPA et constituent un élément de la réussite du projet.

Certaines banques en ont profité pour enrichir leurs offres et autoriser les virements à l’étranger par Internet.

Pour en savoir plus sur le projet SEPA : http://blog.exevidence.fr/category/Sepa

jeudi 6 mars 2008

Relances clients: sortez des sentiers battus

Pour relancer les clients mauvais payeurs, il y a traditionnellement deux méthodes : le courrier et le téléphone. Le courrier est peu efficace : il a une forte tendance à finir directement dans la corbeille à papier et le téléphone est chronophage : le ou la comptable est en formation, en train de déjeuner, en réunion et il faut bien souvent appeler plusieurs fois avant de joindre la personne.

Relancer par e-mail ou par texto : c’est encore inhabituel et devrait avoir plus d’impact qu’un simple courrier.

A suivre : le SMS certifié Une société espagnole Lleida propose un service de SMS, envoyés depuis un ordinateur. L’utilisateur reçoit un fichier pdf avec le message envoyé, le numéro du destinataire et la date et l’heure.

Pour en savoir plus : l’article de l'atelier numérique

jeudi 22 novembre 2007

Mini-guide du virement européen

Un mini guide du virement européen vient de paraître.

Il est téléchargeable sur le site Sepafrance :

à la page suivante: http://www.sepafrance.fr/fr/content/documents-utiles-0

lundi 29 octobre 2007

Lancement du site sepafrance

Le projet SEPA, c’est la création d’une gamme unique de paiement en Europe. Dans quelques semaines, le virement va être introduit en France. Ce site est une source d’information complète pour comprendre ce qui va changer :

- Les moyens de paiement SEPA

- La migration de la France à SEPA

- La migration des autres pays

- Ce que le projet SEPA change

- Comment mettre en œuvre SEPA

Pour en savoir plus:

Site Sepafrance

http://blog.exevidence.fr/category/Sepa

jeudi 6 septembre 2007

Single Euro Payment Area

Le premier janvier 2002 l’introduction des pièces et des billets a fait de l’euro une réalité tangible mais il est toujours plus difficile et plus coûteux d’effectuer un paiement en euro dans un autre pays de la zone euro qu’à l’intérieur d’un pays.

Le droit applicable aux moyens de paiement n’était pas harmonisé. Une directive européenne a finalement vu le jour, donnant un cadre juridique à l’harmonisation des moyens de paiement. L’Union Européenne s’est doté d’une instance : l’EPC (European Payment Council) pour mettre en œuvre le projet SEPA (Single European Payment Area).

Le projet SEPA consiste à créer un espace unique de paiement qui garantira que les paiements seront effectués dans les mêmes conditions, délais coûts et obligations. Les infrastructures de paiements devront être interopérables, c'est-à-dire qu’elles seront capables d’échanger de l’information et de traiter cette information.

La situation actuelle

Selon la Banque de France, les moyens de paiement les plus utilisés en Europe sont :

  • Carte de paiement (33,6)%
  • Le virement (29,6%)
  • Le prélèvement (25,1%)
  • Le chèque (10,3%)

La situation est très différente selon les pays, en France le chèque, bien qu’en perte de vitesse reste un moyen de paiement important :

  • Carte de paiement (36,7%)
  • Chèque (27,4%)
  • Le prélèvement (17,6%)
  • Virement (16,9%)

La situation cible

Trois moyens de paiement ont été définis :

SCT ou SEPA CREDIT TRANSFER (virement)

  • Transactions libellées en euros
  • Délai d’exécution : 3 jours maximum (éventuellement réduit par la suite)
  • Utilise les codes IBAN (International Bank Account Number) et BIC (Bank Identifier Code)
  • L’espace réservé aux libellés sera de 140 caractères et sera transmis sans altération.

SDD ou SEPA Direct Debit (prélèvement)

  • Transactions libellées en euros
  • Processus probable différent du circuit français : le débiteur envoie un mandat au créancier qui est tenu de conserver celui-ci, quelques jours avant l’échéance, le créancier émet un ordre de débit. A ce service de base, les banques auront la possibilité d’apporter des services complémentaires.

Paiement par carte de crédit

La technologie EMV étant déjà utilisée en France (cartes à puces avec protection par code PIN), il n’y aura pas de changement perceptible pour les utilisateurs.

Zone géographique du SEPA

Le SEPA concerne les 27 pays de l’UE, ainsi que la Norvège, l’Islande, le Lichtenstein et la Suisse. Les petits états, République de Saint-Marin, le Vatican et Monaco devraient suivre mais pas Andorre.

Le calendrier

Le SCT (virement) sera lancé le 28 janvier 2008, le SDD (Prélèvement) ne devrait voir le jour qu’en 2010. Les paiements nationaux et les paiements européens devraient cohabiter dans les années 2008-2010. A partir de 2010, les paiements nationaux devraient disparaître.

Les conséquences pour les directions financières

Les directions financières doivent d’ores et déjà penser aux contraintes :

  • Mise à niveau des bases de données des tiers (clients, fournisseurs etc…) pour remplacer les codes RIB par les codes IBAN et BIC.
  • Modification des applications de gestion des prélèvements automatiques.
  • Modification des interfaces de communication bancaire.
  • Modification des systèmes informatiques qui échangent ou traitent des informations de paiements.
  • Disparition progressive des chèques, des traites ou des effets

Et aux opportunités :

  • Plus besoin de faire face à une multitude de standards selon les pays
  • Meilleure visibilité sur les flux et donc une capacité plus forte de négociation.
  • Une concurrence accrue des banques et l’arrivée de nouveaux entrants
  • Facilitation de la centralisation administrative.
  • L’utilisation des 140 caractères disponibles facilitera le lettrage et la réconciliation automatique.

Pour en savoir plus :

En français :

SEPA, espace unique de paiement en euro

En anglais:

Making SEPA a reality :