La loi du 4 août 2008, dite Loi de Modernisation Economique (LME) impose des délais maximum de paiement: 45 jours fin de mois ou 60 jours date de facture.
Les professionnels du bâtiment se trouvent devant une situation difficile: les industriels ont refusé de négocier un accord dérogatoire et les banques, en pleine crise économique refusent de financer l'accroissement de BFR, pourtant imposée de fait par la loi. Ils demandent un moratoire à la réduction des délais de paiement (Les Echos 3 octobre 2008).
D'autres risques existent dans d'autres secteurs:
- Les entreprises qui ont recours au factoring devront trouver un nouveau moyen de financer leur BFR
- Les entreprises qui achètent en France et exportent dans des pays où les délais de paiement sont traditionnellement longs (Espagne, Italie) devront faire face à une augmentation de leurs besoins en financement.
- Les entreprises dont les clients auront obtenu un accord dérogatoire mais qui ne feront pas partie de la même branche, se verront imposer des délais de règlement longs alors qu'ils devront régler leurs fournisseurs dans la limite imposée par la loi.
- Comment les entreprises qui doivent faire face à une concurrence étrangère pourront-elles effectivement être concurrentielles avec des entreprises qui pourront négocier librement les délais de paiement?
- Un bon moyen de payer au delà des délais imposés est tout simplement de trouver une bonne raison: les litiges risquent d'augmenter.
Que faire devant ce changement important dans la gestion des règlements?
1. Rester en veille sur le sujet
2. Envisager d'automatiser ses relances clients afin de minimiser le temps consacré à la gestion des litiges.
3. Rester attentif aux causes de blocage des règlements clients qui peuvent se produire tout au long de la chaîne commandes - règlements: service commercial, production, exploitation, service administration des ventes, service comptabilité.