Finance Technique & Trend

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lundi 22 septembre 2008

Les directeurs financiers américains et les IFRS

Bien que selon une étude Deloitte, parue en mai 2008, les directeurs financiers américains sont plus nombreux à envisager de passer aux normes IFRS, ils sont rien moins qu’enthousiastes à cette idée puisque 42% ne l’envisagent pas.

Les obstacles à l’adoption des normes pour les directeurs financiers américains sont :

• Coût et complexité de la conversion (43%)

• Les IFRS sont moins acceptées par les investisseurs et les analystes que les US GAAP (18%)

• Manque de cohérence dans l’application des IFRS (13%)

• Les IFRS ne sont pas aussi exhaustives que l’US GAAP (9%)

• Les concurrents n’utilisent pas les IFRS (9%)

• Autres (8%)

Pour télécharger l’étude complète (en anglais) : http://www.deloitte.com/dtt/cda/doc/content/us_assurance_IFRS_2008%20IFRS%20Survey.pdf

dimanche 16 mars 2008

Cadres financiers, quelles sont vos priorités ?

Exevidence a mené une enquête auprès de 41 cadres financiers pour connaître leurs priorités :

Les préoccupations des cadres financiers révèlent des professionnels ouverts sur un monde en pleine évolution. Les IFRS, le projet IFRS pour PME ainsi que l’harmonisation des US GAAP et des normes internationales sont des sujets qui viennent en tête des préoccupations ainsi que les changements de législation ou de règles (SOF, LSF).

La nécessité de réagir vite et les décisions prises de plus en plus rapidement sont mentionnées, ainsi que l’augmentation de la productivité demandée au sein des services financiers. Rien d’étonnant donc que la déontologie, l’indépendance et le contrôle interne fassent parti de leurs préoccupations. Les cadres financiers sont également touchés de plein fouet par l’internationalisation de leurs métiers, l’augmentation de la complexité de leur environnement.

Les projets qu’ils mènent sont multiples : ERP, LBO, fusion-acquisition. Les cadres financiers sont souvent des managers et ils montrent un intérêt marqué pour les questions de management, management d’équipe, intelligence émotionnelle aux côtés des questions techniques : consolidation, ingénierie financière, fiscalité, DCF, impairment test, évaluation des entreprises. Ils sont conscients des changements qui impactent sur leur métier : Bâle II, dématérialisation.

Télécharger l'enquête complète

Priorités des cadres financiers

vendredi 29 février 2008

FASB, IFRS, IAS, IASB… comment s’y retrouver ?

1 Les organismes IASB: International Accounting Standards Board

L’IASB est issu de la restructuration de l’IASC, créé en 1973 par les instituts comptables de 9 pays dont la France afin de créer des normes comptables internationales.

L’IASC émettait des IAS, l’IASB émet des IFRS mais a adopté les IAS : les normes peuvent donc s’appeler IAS ou IFRS selon la date où elles ont été émises.

FASB: Financial Accounting Standards Board

Le FASB développe les normes comptables américaines couramment appelées GAAP (General Accepted Accounting Principles)

ASB: Accounting Standards Board

Pour les britanniques l’ASB émet des FRS (Financial Reporting Standard)

Le CNC : comité national de la comptabilité

Le CNC, donne un avis préalable sur toutes les dispositions d’ordre comptable ; il dispose d’un comité d’urgence pour répondre aux préoccupations des entreprises. Le CRC, comité de la réglementation comptable, adopte les règlements, met à jour le plan comptable et homologue les normes internationales.

Le cas particulier des pays européens

Depuis 2005, toutes les sociétés européennes cotées sont tenus de présenter leurs comptes selon les normes internationales. En France, les comptes sociaux de toutes les sociétés doivent suivre les règles du Plan Comptable Général.

2 Le cadre conceptuel

Le cadre conceptuel définit les grands concepts qui doivent être appliqués. Le FASB et l’IASB ont chacun de leur côté défini un cadre conceptuel qui ne s’applique pas aux mêmes niveaux. Les entreprises européennes qui appliquent les normes internationales sont tenues d’appliquer les principes du cadre conceptuel si aucune norme n’est applicable. Ce n’est pas le cas aux USA où les principes du cadre conceptuel ne s’imposent jamais aux sociétés américaines. Le FASB et l’IASB travaillent actuellement sur un projet commun de cadre conceptuel.

3 Les normes internationales

Appelées IAS jusqu’en 2001, elles s’appellent aujourd’hui IFRS et vous trouverez une liste à jour ici

Les normes manquantes (IAS 3 par exemple) sont des normes qui ont été rédigées puis supprimées.

4 L’adoption des normes par l’UE

Bien que depuis 2005 les normes internationales s’appliquent aux sociétés cotées européennes, toute nouvelle norme ou modification n’est pas adoptée de plein droit en Europe mais doit suivre une procédure d’adoption par l’UE. Elles doivent être en particulier publiées dans chacune des langues officielles de l’UE sous la forme d’un règlement.

vendredi 11 janvier 2008

IFRS et USA: Des chercheurs se penchent sur les avantages dus à l'adoption des normes internationales

A l’heure où les USA se posent la question d’autoriser les sociétés américaines à basculer aux normes IFRS, des chercheurs américains se penchent sur les avantages pour les sociétés à basculer aux normes internationales.

Les arguments pour une harmonisation mondiale des normes comptables sont l’amélioration de la comparabilité entre sociétés, une amélioration de la transparence, une augmentation de la qualité de l’information.

Les premiers résultats montrent que les bénéfices de ce changement sont inégalement répartis : dans les pays qui ont, dans le même temps, mis en place des incitations à la qualité de l’information, il y a eu une augmentation des liquidités et de la valeur des sociétés.

Par conséquent, il n’est pas possible de prouver clairement que l’amélioration est due aux normes et, pour les chercheurs, les avantages de la convergence des normes restent encore à prouver.

Daske, Holger, Hail, Luzi, Leuz, Christian and Verdi, Rodrigo S., "Mandatory IFRS Reporting Around the World: Early Evidence on the Economic Consequences" (December 2007). Chicago GSB Research Paper No. 12 Available at SSRN: http://ssrn.com/abstract=1024240

Vous pouvez également trouver un article sur cette recherche:

http://knowledge.wharton.upenn.edu/article.cfm?articleid=1847

jeudi 13 décembre 2007

Un site Internet dédié à l'arrêté des comptes

Vous en rêviez, le site www.lesechos.fr l'a fait:

"Présenter en Questions / Réponses toutes les incidences de l’actualité sur vos comptes, résultat fiscal, communication et stratégie financière : c’est l’ambition de cette série qui, au rythme d’une question/réponse par jour, sera publiée du 10 décembre 2007 au 29 février 2008.

Conçue avec les experts de PricewaterhouseCoopers et Landwell, elle a pour but de faciliter vos décisions relatives aux comptes et de vous aider à optimiser vos procédures et stratégies financières en intégrant les nouvelles contraintes et opportunités réglementaires françaises ou internationales."

L'adresse du site: Pratique des comptes 2007

Retrouvez également tous les articles publiés l'année dernière: Pratique des comptes 2006

mardi 20 novembre 2007

IFRS et USA: l'avenir des normes

Les IFRS (International Financing Reporting Standards) ont été adoptés en 2005 en Europe et d’autres pays ont suivi : Australie, Nouvelle Zélande, Hong Kong, Afrique du Sud. Même la Chine a annoncé son intention de faire converger ses normes avec les IFRS. En tout c’est plus de 100 pays qui ont soit adopté, soit autorisé soit travaillé sur la convergence de leurs normes avec les normes internationales

Beaucoup de sociétés dans le monde espèrent que les IFRS leur seront le passeport vers des marchés mondiaux. Mais un certain nombre de pays sont absents du référentiel international et parmi eux les Etats-Unis.

Un certain nombre d’avantages existent pour inciter les Etats Unis à adopter les IFRS :

• Eviter les coûts associés à la nécessité de présenter les comptes selon les normes américaines (US GAAP) et les normes internationales (IFRS).

• Réduire les erreurs dues aux exercices de conversion d’un standard dans l’autre.

• Permettre aux investisseurs américains de comparer les résultats de différentes sociétés et ce quelles que soient leurs nationalités.

Le fait que la SEC (Securities and Exchange Commission) ait supprimé l’obligation pour les sociétés non américaines, cotées aux Etats-Unis de réconcilier leurs états financiers sous IFRS avec les US GAAP est signe que la convergence des deux référenciels est en marche.

D’un commun accord, l’IASB et le FASB ont décidé qu’il serait plus approprié de créer des nouvelles normes communes plutôt que de faire converger les normes existantes.

Selon David Tweedie , les nouvelles normes devraient être basées sur des principes car les principes sont plus difficiles à contourner que les règles. Si une règle entraîne un résultat X si les conditions A,B et C sont satisfaites, il est possible de restructurer la transaction avec les conditions B,C et D satisfaites et de dire que la transaction n’est pas couverte pas la norme.

Toujours selon David Tweedie, les nouvelles normes, pour être adoptées devront satisfaire ces 4 tests :

• Elles doivent être rédigées dans un anglais clair.

• Elles peuvent être expliquées en une minute ou presque.

• Elles doivent être intuitives.

• Elles doivent aider les dirigeants à comprendre et à décrire leur activité économique.

Pour en savoir plus :

Le communiqué de presse de l’IASB sur la décision de la SEC du 15 novembre 2007 http://www.iasb.org/News/Press+Releases/IASB+welcomes+US+SEC+proposal+to+allow+IFRSs+without+reconciliation.htm

Le discours de David Tweedie devant le Sénat américain.

http://www.iasb.org/News/Press+Releases/Sir+David+Tweedie+addresses+US+Senate.htm

mardi 16 octobre 2007

Retrouver le taux implicite d'un leasing ou d'une location

On peut être amené à comptabiliser un leasing ou une location selon les normes IAS 17. Bien que cette norme ne soit toujours pas applicable en comptabilité française, il ne fait aucun doute qu’elle le sera.

Rappelons qu’un leasing est dit financier lorsqu’ il transfère les risques et les bénéfices dérivant de la propriété au locataire. C’est notamment le cas si la durée de location est proche de la durée de vie économique ou si la valeur actuelle des paiements est proche de la valeur du bien.

Pour comptabiliser le bien (à l’actif, il sera donc amorti) et au passif (subdivisé en part à court terme et part à long terme) ainsi qu’au compte de résultat (amortissement du bien) ; il convient donc de déterminer le taux implicite du leasing.

Excel permet très facilement de trouver le taux implicite du leasing grâce à la fonction TAUX. Pour un bien d’une valeur actuelle de 1 500 000 euros, remboursable sur 10 ans avec des mensualités de 16 500 euros, la fonction =TAUX(120;-16500;1500000) donne un résultat de 0,48% soit un taux annuel de 5,80%. Il ne reste plus qu’à construire l’échéancier pour connaître le principal et les intérêts.

Voir exemple sur le fichier joint.