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vendredi 15 février 2008

Même les banques suisses....

UBS a annoncé aujourd’hui des pertes records pour 2007 : 4,4 milliards de CHF pour l’exercice 2007 (environ 2,7 milliards d’euros) alors que cette banque avait enregistré un profit de 12,2 milliards de francs suisses l’année précédente.

Cette perte est surtout imputable à la branche FICC qui s’est ressenti de l’effondrement des marchés de crédit et qui a enregistré des pertes sévères : 15,6 milliards de francs suisses.

La Suisse est la plus vieille confédération du monde. Grâce à sa stabilité politique (depuis 1291), la Suisse a pu développer un réseau bancaire réputé. Le franc suisse a été créé en 1850 et c’est en 1854 que naît le tout premier établissement de ce qui sera la SBC (Swiss Bank Corporation).Le premier établissement de ce qui sera l’USB nait en 1862.

Le logo, trois clés qui symbolisent la confiance, la sécurité et la discrétion est introduit en 1937. En 1998, l’USB et la SBC fusionnent donnant naissance à une des premières banques du monde.

Mais aujourd’hui les banques suisses doivent se soumettre de plus en plus à des règlements internationaux :

• Bâle 2

• Sepa : la Suisse fait partie de la zone de paiement Euro.

Nul doute que les banques suisses devront à l’avenir accepter de se confronter avec la concurrence extérieure et que la légendaire stabilité suisse ne suffira plus à leur assurer la suprématie.

Pour en savoir plus, un document établi par l’association des banques suisses : Présentation du master plan pour la place financière suisse : http://www.swissbanking.org/fr/home.htm

vendredi 18 janvier 2008

Les conséquences de Bâle II pour les entreprises

Bâle II, pour favoriser la stabilité financière, impose aux banques de structurer leur bilan en fonction des risques suivants :

Risques de crédit : le risque qu’un débiteur fasse défaut

Risques de marché : risque de perte ou de dévaluation des produits de taux (obligations, dérivés de taux), actions, change, matières premières.

Risque opérationnel : risque de perte lié à des processus opérationnels.

C’est la mesure du risque de crédit qui va avoir une influence sur le management financier des entreprises.

La nécessité de mesurer le risque réellement assumé (dont dépendent les fonds propres de la banque) va les conduire à segmenter plus finement leur clientèle. A terme il est vraisemblable que le taux accordé à un client à risque sera plus élevé que le taux accordé à un client présentant une bonne notation.

Mesurer le risque de crédit

Pour mesurer le risque de crédit, l’encours de la créance va être pondéré par la qualité du débiteur. Le comité de Bâle a définit une approche standard qui va de 0% (pour les états souverains) à 150% pour les parties les plus risquées. Les pondérations à appliquer dépendent des notations accordées par les agences spécialisées (Moody’s, Standard & Poors). Les banques françaises ont, pour la plupart, investi dans leur propre système suivant l’approche dite de « notation interne avancée ». La notation s’appuiera sur des indicateurs comptables et financiers mais aussi sur des données non financières telles que l’organisation interne de l’entreprise ou la qualité des données prévisionnelles.

Les mesures utiles.

• Prendre connaissance de sa note Banque de France. La BDF a modifié son système de notation pour être conforme à Bâle II. Dans le cas où la note est favorable, elle peut être un argument à mettre en avant. En revanche, si la note se dégrade, il peut être utile de prendre contact avec sa succursale BDF pour connaître les éléments qui ont influencé cette note.

• Renforcer les relations avec son chargé d’affaires.

• Si nécessaire construire un plan d’action pour améliorer sa notation bancaire.

Pour avoir plus d’information sur Bâle II

Le site de la Fédération bancaire française : http://www.fbf.fr/Web/internet/corporatesite.nsf/(Home)/Launch

Une page de vulgarisation sur le ratio de solvabilité des banques: http://www.fimarkets.com/pages/ratio_solvabilite_mcdonough_cooke.htm

La page de Wikipédia sur Bâle II: http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_II

L'amélioration du BFR: Exevidence