Finance Technique & Trend

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dimanche 23 novembre 2008

Ouverture du site Finance Technique

Retrouvez tous les articles de ce blog et d'autres documents sur le site de Finance Technique & Trend

mercredi 22 octobre 2008

Les risques liés à la réduction obligatoire des délais de paiement

La loi du 4 août 2008, dite Loi de Modernisation Economique (LME) impose des délais maximum de paiement: 45 jours fin de mois ou 60 jours date de facture.

Les professionnels du bâtiment se trouvent devant une situation difficile: les industriels ont refusé de négocier un accord dérogatoire et les banques, en pleine crise économique refusent de financer l'accroissement de BFR, pourtant imposée de fait par la loi. Ils demandent un moratoire à la réduction des délais de paiement (Les Echos 3 octobre 2008).

D'autres risques existent dans d'autres secteurs:

  • Les entreprises qui ont recours au factoring devront trouver un nouveau moyen de financer leur BFR
  • Les entreprises qui achètent en France et exportent dans des pays où les délais de paiement sont traditionnellement longs (Espagne, Italie) devront faire face à une augmentation de leurs besoins en financement.
  • Les entreprises dont les clients auront obtenu un accord dérogatoire mais qui ne feront pas partie de la même branche, se verront imposer des délais de règlement longs alors qu'ils devront régler leurs fournisseurs dans la limite imposée par la loi.
  • Comment les entreprises qui doivent faire face à une concurrence étrangère pourront-elles effectivement être concurrentielles avec des entreprises qui pourront négocier librement les délais de paiement?
  • Un bon moyen de payer au delà des délais imposés est tout simplement de trouver une bonne raison: les litiges risquent d'augmenter.

Que faire devant ce changement important dans la gestion des règlements?

1. Rester en veille sur le sujet

2. Envisager d'automatiser ses relances clients afin de minimiser le temps consacré à la gestion des litiges.

3. Rester attentif aux causes de blocage des règlements clients qui peuvent se produire tout au long de la chaîne commandes - règlements: service commercial, production, exploitation, service administration des ventes, service comptabilité.

lundi 9 juin 2008

Attestation du commissaire aux comptes

On peut être amené à demander une attestation au commissaire aux comptes. L’arrêté du 20 mars 2008 publié au JORF N° 0071 du 23 mars 2008 énonce les normes à respecter.

Cet arrêté précise que :

L’attestation ne peut porter que sur des informations ayant un lien avec la comptabilité ou avec des données sous-entendant la comptabilité.

Le commissaire aux comptes ne peut se prononcer sur la réalisation de prévisions.

Dans tous les cas le commissaire aux comptes peur refuser l’intervention ; si il l’accepte il a la possibilité d’établir une nouvelle lettre de mission ou une lettre complémentaire.

Enfin, l’attestation doit respecter des conditions de forme et comporter obligatoirement les éléments cités dans la norme.

Vous pouvez trouver le texte complet de cet arrêté sur Legifrance : http://www.legifrance.gouv.fr/

mercredi 23 avril 2008

Charge ou immobilisation

La Revue Fiduciaire comptable publie une mise au point sur un certain nombre de problématiques courantes:

http://rfcomptable.grouperf.com/article/0348/ms/rfcompms0348_6159.html

vendredi 21 mars 2008

Est-ce que les dirigeants très sûrs d'eux sont plus enclins que les autres à adopter un comportement frauduleux ?

C’est du moins la thèse développée par deux chercheuses de l’université de Wharton : Catherine M. Schrand et Sarah L.C. Zechman.

Leur étude porte sur les fraudes détectées par la SEC (Security Exchange Commission, veillant aux respects des règles qui régissent le marché financier aux Etats-Unis) ainsi que sur les sociétés qui ont rectifié leurs résultats.

Elles ont découvert que le chemin qui conduit à un comportement frauduleux est le suivant :

Un cadre estime que sa société se trouve dans une mauvaise période et qu’il en va de l’intérêt de tout le monde : direction, employés, clients, fournisseurs et actionnaires de masquer le problème afin qu’il ne soit pas interprété comme un signe de ce que sera le futur.

Il considère souvent que c'est la seule et unique solution: alors le cadre s’engage dans un comportement limite. Si la situation se redresse, le comportement s’arrête et il y a toutes les chances qu’il ne sera jamais détecté.

Si la situation perdure, le cadre se trouvera devant un choix : arrêter les comportements limites et éventuellement corriger le résultat de la société ou alors il choisira de continuer dans la voie des comportements limites voire frauduleux, ce qui peut conduire à falsifier les résultats.

Les chercheuses n’ont pas trouvé de différences dans la gouvernance d’entreprises des sociétés où la SEC a détecté des comportements frauduleux et les autres. Les comportements frauduleux ont plus de probabilités de survenir dans des industries complexes à forte croissance et dont les titres se comportent de façon très volatiles. De telles industries attirent des managers très confiants dans leurs compétences. La confiance en soi est une des caractéristiques des cadres qui sont au top : ils sont arrivés là où ils sont grâce à leurs réussites passées: Il faut une certaine confiance en soi pour saisir sa chance quand elle passe.

Les chercheurs ont également examinés d’autres décisions : il semble que les dirigeants très sûrs d’eux versent des dividendes plus bas : ils estiment avoir une meilleure utilisation que le paiement de dividendes.

A notre avis, il manque à cet article la définition de la fraude : il ressort des exemples (Waste Management et Gateway computer) qu’il s’agit de comportements liés à la diffusion d’informations financières. Il est surprenant également que l’étude n’aborde pas les incitations : des dirigeants qui ont des incitations financières en fonction des résultats, risquent d’avoir de fortes motivations à masquer un problème qui leur paraît temporaire. Pour aller plus loin :

L’article de l’Université de Wharton

Des documents à télécharger sur le site de Pansard et Associés (inscription nécessaire): Contrôle interne et Fraude

dimanche 16 mars 2008

Cadres financiers, quelles sont vos priorités ?

Exevidence a mené une enquête auprès de 41 cadres financiers pour connaître leurs priorités :

Les préoccupations des cadres financiers révèlent des professionnels ouverts sur un monde en pleine évolution. Les IFRS, le projet IFRS pour PME ainsi que l’harmonisation des US GAAP et des normes internationales sont des sujets qui viennent en tête des préoccupations ainsi que les changements de législation ou de règles (SOF, LSF).

La nécessité de réagir vite et les décisions prises de plus en plus rapidement sont mentionnées, ainsi que l’augmentation de la productivité demandée au sein des services financiers. Rien d’étonnant donc que la déontologie, l’indépendance et le contrôle interne fassent parti de leurs préoccupations. Les cadres financiers sont également touchés de plein fouet par l’internationalisation de leurs métiers, l’augmentation de la complexité de leur environnement.

Les projets qu’ils mènent sont multiples : ERP, LBO, fusion-acquisition. Les cadres financiers sont souvent des managers et ils montrent un intérêt marqué pour les questions de management, management d’équipe, intelligence émotionnelle aux côtés des questions techniques : consolidation, ingénierie financière, fiscalité, DCF, impairment test, évaluation des entreprises. Ils sont conscients des changements qui impactent sur leur métier : Bâle II, dématérialisation.

Télécharger l'enquête complète

Priorités des cadres financiers

mercredi 12 mars 2008

Guide SOX 404

La société de consulting Protiviti vient de publier un guide des Questions Fréquemment Posées sur SOX 404. Un enregistrement est exigé pour télécharger gratuitement le guide (en anglais) :

http://www.protiviti.com/portal/site/pro-us/menuitem.51c70ec7a3467071bb078e9ca7cebfa0

vendredi 15 février 2008

Même les banques suisses....

UBS a annoncé aujourd’hui des pertes records pour 2007 : 4,4 milliards de CHF pour l’exercice 2007 (environ 2,7 milliards d’euros) alors que cette banque avait enregistré un profit de 12,2 milliards de francs suisses l’année précédente.

Cette perte est surtout imputable à la branche FICC qui s’est ressenti de l’effondrement des marchés de crédit et qui a enregistré des pertes sévères : 15,6 milliards de francs suisses.

La Suisse est la plus vieille confédération du monde. Grâce à sa stabilité politique (depuis 1291), la Suisse a pu développer un réseau bancaire réputé. Le franc suisse a été créé en 1850 et c’est en 1854 que naît le tout premier établissement de ce qui sera la SBC (Swiss Bank Corporation).Le premier établissement de ce qui sera l’USB nait en 1862.

Le logo, trois clés qui symbolisent la confiance, la sécurité et la discrétion est introduit en 1937. En 1998, l’USB et la SBC fusionnent donnant naissance à une des premières banques du monde.

Mais aujourd’hui les banques suisses doivent se soumettre de plus en plus à des règlements internationaux :

• Bâle 2

• Sepa : la Suisse fait partie de la zone de paiement Euro.

Nul doute que les banques suisses devront à l’avenir accepter de se confronter avec la concurrence extérieure et que la légendaire stabilité suisse ne suffira plus à leur assurer la suprématie.

Pour en savoir plus, un document établi par l’association des banques suisses : Présentation du master plan pour la place financière suisse : http://www.swissbanking.org/fr/home.htm

vendredi 18 janvier 2008

Les conséquences de Bâle II pour les entreprises

Bâle II, pour favoriser la stabilité financière, impose aux banques de structurer leur bilan en fonction des risques suivants :

Risques de crédit : le risque qu’un débiteur fasse défaut

Risques de marché : risque de perte ou de dévaluation des produits de taux (obligations, dérivés de taux), actions, change, matières premières.

Risque opérationnel : risque de perte lié à des processus opérationnels.

C’est la mesure du risque de crédit qui va avoir une influence sur le management financier des entreprises.

La nécessité de mesurer le risque réellement assumé (dont dépendent les fonds propres de la banque) va les conduire à segmenter plus finement leur clientèle. A terme il est vraisemblable que le taux accordé à un client à risque sera plus élevé que le taux accordé à un client présentant une bonne notation.

Mesurer le risque de crédit

Pour mesurer le risque de crédit, l’encours de la créance va être pondéré par la qualité du débiteur. Le comité de Bâle a définit une approche standard qui va de 0% (pour les états souverains) à 150% pour les parties les plus risquées. Les pondérations à appliquer dépendent des notations accordées par les agences spécialisées (Moody’s, Standard & Poors). Les banques françaises ont, pour la plupart, investi dans leur propre système suivant l’approche dite de « notation interne avancée ». La notation s’appuiera sur des indicateurs comptables et financiers mais aussi sur des données non financières telles que l’organisation interne de l’entreprise ou la qualité des données prévisionnelles.

Les mesures utiles.

• Prendre connaissance de sa note Banque de France. La BDF a modifié son système de notation pour être conforme à Bâle II. Dans le cas où la note est favorable, elle peut être un argument à mettre en avant. En revanche, si la note se dégrade, il peut être utile de prendre contact avec sa succursale BDF pour connaître les éléments qui ont influencé cette note.

• Renforcer les relations avec son chargé d’affaires.

• Si nécessaire construire un plan d’action pour améliorer sa notation bancaire.

Pour avoir plus d’information sur Bâle II

Le site de la Fédération bancaire française : http://www.fbf.fr/Web/internet/corporatesite.nsf/(Home)/Launch

Une page de vulgarisation sur le ratio de solvabilité des banques: http://www.fimarkets.com/pages/ratio_solvabilite_mcdonough_cooke.htm

La page de Wikipédia sur Bâle II: http://fr.wikipedia.org/wiki/B%C3%A2le_II

L'amélioration du BFR: Exevidence

jeudi 13 décembre 2007

Un site Internet dédié à l'arrêté des comptes

Vous en rêviez, le site www.lesechos.fr l'a fait:

"Présenter en Questions / Réponses toutes les incidences de l’actualité sur vos comptes, résultat fiscal, communication et stratégie financière : c’est l’ambition de cette série qui, au rythme d’une question/réponse par jour, sera publiée du 10 décembre 2007 au 29 février 2008.

Conçue avec les experts de PricewaterhouseCoopers et Landwell, elle a pour but de faciliter vos décisions relatives aux comptes et de vous aider à optimiser vos procédures et stratégies financières en intégrant les nouvelles contraintes et opportunités réglementaires françaises ou internationales."

L'adresse du site: Pratique des comptes 2007

Retrouvez également tous les articles publiés l'année dernière: Pratique des comptes 2006

mardi 18 septembre 2007

TéléTVA - Un nouveau certificat en ligne délivré gratuitement aux entreprises

Eric Woerth, ministre du budget annonce que le certificat gratuit « Certificat fiscal Pro » est désormais disponible. Il peut être retiré en ligne directement sur www.impots.gouv.fr.

Ce nouveau service permet l’accès sécurisé à la procédure téléTVA (les entreprises entre 760 000 euros et 1,5 millions d’euros ont désormais l’obligation de déclarer et payer la TVA en ligne).

Outre le paiement en ligne de la TVA, ce nouveau certificat permet de consulter son compte fiscal professionnel, de payer en ligne l’impôt sur les sociétés et la taxe sur les salaires.

Pour en savoir plus: http://www.impots.gouv.fr/